Test de l’Asus ROG Xbox Ally X20 : performances, prise en main et verdict sur la console portable

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Test de l’Asus ROG Xbox Ally X20 : notre avis sur la console portable

Une console portable à près de 1 400 euros peut-elle vraiment justifier son prix ? Et l’écran OLED suffit-il à faire oublier une autonomie limitée ? Après deux semaines avec l’Asus ROG Xbox Ally X20, je peux déjà répondre à une partie de ces questions : cette machine corrige plusieurs défauts de l’Asus ROG Xbox Ally X, surtout en matière de prise en main et d’interface. Mais ses performances gaming reposent sur la même puce que le modèle précédent, et son tarif la réserve aux joueurs prêts à payer cher pour le jeu nomade.

La nouveauté la plus visible est l’écran OLED de 7,4 pouces, plus grand et plus lumineux que l’ancien LCD. Le design transparent de cette édition anniversaire attire aussi le regard, tandis que les poignées redessinées rendent les longues sessions plus confortables. Le tableau est donc contrasté : l’expérience progresse là où on la ressent directement, mais la batterie et le rapport entre puissance et prix restent des sujets à examiner de près. Voici mon test console, point par point, pour déterminer si cette Xbox portable mérite sa place dans votre sac.

Caractéristique Asus ROG Xbox Ally X20
Prix annoncé 1 399,99 €
Écran OLED, 7,4 pouces, 1920 × 1080 pixels
Processeur AMD Ryzen Z2 Extreme
Mémoire et stockage 24 Go de RAM et SSD de 1 To
Autonomie indicative Environ 2 heures sur un jeu exigeant, jusqu’à 4 à 5 heures sur un jeu léger
Configuration Une seule version, avec coque transparente

Prix et disponibilité : une console portable très haut de gamme

L’Asus ROG Xbox Ally X20 est proposée à 1 399,99 euros, dans une configuration unique avec 24 Go de mémoire et 1 To de stockage. Son habillage transparent la distingue des modèles noirs plus classiques, mais il n’existe pas de version moins chère pour ceux qui voudraient surtout profiter de l’écran OLED.

Ce positionnement la place face aux PC portables de jeu et aux consoles nomades les plus ambitieuses. La comparaison avec le prix de la ROG Xbox Ally face au Steam Deck rappelle un point important : le tarif compte autant que la puissance dans cette catégorie. Ici, l’OLED et le confort amélioré sont de vrais arguments, mais ils ne rendent pas la dépense anodine.

Ce que l’édition anniversaire apporte réellement

La X20 célèbre les 20 ans de la division ROG d’Asus. Elle ne se limite pas à une nouvelle coque : les poignées, certains boutons et l’écran ont été revus, tandis que l’interface Xbox bénéficie d’améliorations logicielles. Pour davantage de détails sur son positionnement, je peux aussi renvoyer à cet article consacré à l’arrivée de l’écran OLED et à son coût.

Prise en main : des poignées qui changent le quotidien

Le progrès le plus convaincant se trouve dans les poignées. Leur nouveau revêtement accroche mieux les doigts et répartit plus agréablement le contact avec les paumes. Lors de mon essai, j’ai fait passer la console à plusieurs collègues : sans leur parler d’abord du changement, chacun a spontanément relevé le confort. C’est une amélioration moins spectaculaire qu’un nouveau processeur, mais elle compte davantage après une heure de jeu.

Le pavé directionnel peut pivoter pour passer de quatre à huit directions, une idée utile pour les jeux de combat. Les sticks offrent une course plus douce, et le bouton Xbox rétroéclairé en vert ainsi que les touches d’options dorées donnent du caractère à cette édition. Les gâchettes à impulsion restent agréables dans les titres compatibles, et deux ports USB-C sur le dessus permettent de brancher simultanément un chargeur et un accessoire.

Des commandes pratiques, malgré un format imposant

La coque transparente donne une identité visuelle à la machine, tandis que l’écran plus grand réduit la bordure supérieure. On retrouve également un lecteur de carte microSD, une prise casque de 3,5 mm et un bouton d’alimentation avec lecteur d’empreintes digitales. Mon second constat, plus personnel : dans un train, j’ai trouvé les poignées nettement plus rassurantes qu’un châssis lisse, mais le gabarit reste encombrant pour jouer d’une seule main ou ranger rapidement la console dans une petite sacoche.

Ce confort renforcé ne transforme donc pas la X20 en appareil compact. Il rend plutôt les longues sessions portables moins fatigantes, ce qui est exactement le bénéfice attendu d’une révision de ce type.

Écran OLED : le meilleur argument de la ROG Xbox Ally X20

La dalle OLED de 7,4 pouces affiche une définition de 1920 × 1080 pixels, soit environ 297 pixels par pouce. Le contraste, pratiquement infini grâce aux pixels qui peuvent s’éteindre individuellement, donne plus de profondeur aux scènes sombres. Les mesures communiquées font aussi état d’un pic HDR de 1 080 cd/m², un niveau qui améliore la lisibilité et donne davantage d’impact aux contenus compatibles.

La calibration progresse également en mode P3, avec un delta E annoncé à 1,4 par défaut. En sélectionnant le profil Display P3 et en ajustant légèrement la balance des blancs, la mesure peut descendre à 0,4. Dans les faits, l’image paraît plus juste et plus vive que sur un écran LCD, sans qu’il soit nécessaire de chercher les réglages pour apprécier le changement.

Une image flatteuse, mais pas un gain de puissance

J’ai lancé un jeu sombre après avoir utilisé une console LCD : les noirs plus profonds rendaient immédiatement les détails nocturnes plus lisibles. L’amélioration est tangible, mais elle ne change pas les capacités graphiques de la machine. L’écran sublime les jeux, il ne fait pas tourner davantage d’images par seconde à lui seul.

Pour qui joue souvent dans des pièces lumineuses ou accorde beaucoup d’importance au rendu visuel, l’OLED est une évolution majeure. C’est aussi l’élément qui rend le prix plus compréhensible, sans pour autant le rendre accessible à tous.

Interface Xbox : plus simple à utiliser à la manette

La précédente génération souffrait d’une expérience plein écran encore imparfaite. Sur la X20, la navigation est plus fluide et la majorité des commandes s’effectue à la manette. Au démarrage, la console ouvre désormais l’interface Xbox plutôt que le logiciel Armory Crate d’Asus, même si ce dernier reste accessible à ceux qui le préfèrent.

Cette évolution rend le jeu nomade plus direct : on peut parcourir les jeux et les menus sans avoir constamment besoin de toucher l’écran. Le clavier virtuel dépanne, et l’écran tactile facilite certaines opérations Windows, mais l’accès au clavier manque encore d’un raccourci évident. Le menu rapide reste aussi moins complet que celui de SteamOS pour ajuster les paramètres de fonctionnement.

Des progrès nets, sans effacer les limites de Windows

Les bugs qui gênaient l’usage sur le modèle précédent sont moins présents, et les retours sonores rendent la navigation plus agréable. Toutefois, la console demeure un PC Windows adapté au format manette, pas un système entièrement pensé autour de celle-ci. Pour les joueurs qui veulent comparer l’évolution de la gamme, les informations sur le prix et le design de la ROG Xbox Ally apportent un éclairage utile sur cette collaboration entre Asus et Microsoft.

Au quotidien, l’interface ne bloque plus l’expérience comme auparavant, mais elle demande parfois un petit détour par l’écran tactile. C’est une nette correction, pas encore une simplicité irréprochable.

Performances gaming : une puce connue, toujours efficace

La ROG Xbox Ally X20 utilise le processeur AMD Ryzen Z2 Extreme, déjà présent sur le modèle précédent, avec 24 Go de mémoire LPDDR5X et un SSD PCIe 4.0 de 1 To. Ce stockage peut être remplacé, et le lecteur microSD offre une option simple pour étendre la bibliothèque. La puce n’étant pas nouvelle, il ne faut pas s’attendre à un bond majeur en performances gaming.

Les jeux récents restent jouables en 1080p, avec des réglages à adapter selon le titre. L’upscaling et la génération d’images peuvent aider à obtenir une meilleure fluidité ; certains jeux peuvent atteindre des cadences élevées, mais le résultat dépend de leur charge graphique et des compromis choisis. La machine peut passer d’environ 25 W à 35 W en mode Turbo lorsqu’elle est branchée, au prix d’une consommation accrue.

Une puissance adaptée au portable, pas une remplaçante de PC fixe

Les gains observés dans certains tests synthétiques restent modestes et ne signalent pas une nouvelle génération de puissance. Je la vois plutôt comme une machine capable de faire tourner une grande bibliothèque PC dans un format transportable, avec des réglages parfois nécessaires sur les productions les plus lourdes.

La mémoire et le SSD généreux rendent l’ensemble polyvalent, mais le prix impose une attente élevée. Sur ce point, l’Asus ROG Xbox Ally X20 impressionne davantage par son écran et son confort que par une hausse spectaculaire des performances.

Autonomie et audio : deux résultats moins impressionnants

La batterie n’ayant pas été revue, l’autonomie reste le compromis le plus évident. Sur un jeu exigeant avec des réglages élevés, il faut compter environ deux heures. Les titres légers, notamment en pixel art, peuvent rapprocher la durée de quatre à cinq heures, mais l’usage réel varie selon la luminosité, la fréquence d’affichage et le mode de puissance.

L’absence d’une estimation fiable du temps restant dans Armory Crate complique la planification. Pour un trajet long, je conseillerais de prévoir un chargeur plutôt que de compter sur une session complète loin d’une prise. La X20 est bien une console pour jouer en déplacement, mais pas encore pour oublier la batterie toute une journée.

Un son frontal qui fait le travail

Les deux haut-parleurs sont placés à l’avant et restent dégagés par les mains. Le volume est suffisant pour jouer sans casque dans un environnement calme, avec une spatialisation convaincante et un rendu plutôt chaleureux. L’audio ne change pas radicalement par rapport à la génération précédente, mais il n’appelle pas de critique majeure.

  • Jeux gourmands : prévoyez autour de deux heures d’autonomie.
  • Jeux légers : quatre à cinq heures sont envisageables selon les réglages.
  • Long déplacement : un chargeur USB-C reste préférable.
  • Jeu sans casque : les haut-parleurs frontaux offrent un volume satisfaisant.

En pratique, le confort sonore aide à profiter de courtes sessions, tandis que la batterie fixe la limite des longues escapades.

Asus, Microsoft et l’histoire de cette édition

La ROG Xbox Ally X20 est le fruit d’une collaboration entre Asus, qui conçoit le matériel sous sa marque Republic of Gamers, et Microsoft, qui apporte l’univers Xbox et l’expérience logicielle plein écran. Il ne s’agit pas d’une console développée par un seul constructeur : le projet associe le savoir-faire d’Asus en PC portables de jeu à l’écosystème Windows et Xbox de Microsoft.

Présentée comme une édition des 20 ans de ROG, la X20 arrive après la ROG Xbox Ally X et reprend sa base technique, tout en corrigeant des aspects jugés faibles, notamment l’écran LCD et l’ergonomie. Le développement exact, les équipes impliquées et le calendrier interne n’étant pas détaillés dans les informations disponibles, je m’en tiens aux évolutions vérifiables : nouvelle dalle OLED, poignées revues et interface Xbox améliorée.

Les chiffres de vente : ce qui est officiellement connu

Asus a évoqué un succès commercial pour la gamme ROG Xbox Ally, mais aucun total officiel précis de consoles vendues n’est indiqué dans les données disponibles ici. Je ne peux donc pas attribuer un chiffre de vente à la X20 ni présenter une estimation comme un résultat officiel. Les annonces de l’entreprise sur la performance commerciale de la gamme sont à distinguer d’un bilan chiffré par modèle.

Microsoft ne publie pas non plus de décompte séparé des ventes de cette console dans les éléments disponibles. À ce stade, il n’existe donc pas de chiffre officiel vérifiable permettant de comparer les ventes de la X20 à celles du Steam Deck ou d’autres consoles portables. Pour juger la machine, le prix, la configuration et les améliorations concrètes restent des repères plus solides que des volumes non confirmés.

Verdict : une excellente console portable, mais à quel prix ?

L’Asus ROG Xbox Ally X20 corrige des défauts importants. Sa prise en main est plus confortable, son interface plus cohérente et son écran OLED transforme réellement le rendu des jeux. Les performances restent solides pour une console portable Windows, même si la puce est déjà connue et ne justifie pas à elle seule le renouvellement.

Ses limites sont tout aussi claires : à 1 399,99 euros, le tarif est élevé, tandis que l’autonomie d’environ deux heures sur les jeux exigeants impose de garder un chargeur à portée de main. Je la recommande surtout aux joueurs qui privilégient la qualité d’affichage et le confort, et qui acceptent de payer pour une expérience haut de gamme. Pour les autres, la génération précédente ou une machine moins coûteuse peut rester plus raisonnable.

Mon verdict est donc favorable, mais réservé par le prix : l’Asus ROG Xbox Ally X20 est une console portable aboutie pour le jeu nomade, avec de belles performances gaming et un écran remarquable, mais son autonomie et son coût empêchent d’en faire un choix évident pour tous.

Questions fréquentes sur l’Asus ROG Xbox Ally X20

Quel est le prix de l’Asus ROG Xbox Ally X20 ?

Son prix annoncé est de 1 399,99 euros. Elle est proposée dans une configuration avec 24 Go de RAM, 1 To de stockage et une coque transparente.

L’écran de la ROG Xbox Ally X20 est-il OLED ?

Oui. Elle dispose d’une dalle OLED de 7,4 pouces en 1920 × 1080 pixels, avec un contraste très élevé et un pic lumineux HDR annoncé à 1 080 cd/m².

Quelle autonomie peut-on attendre en jeu ?

Comptez environ deux heures sur un jeu exigeant avec des réglages élevés. Les jeux légers peuvent atteindre environ quatre à cinq heures, selon les paramètres utilisés.

La ROG Xbox Ally X20 est-elle plus puissante que la ROG Xbox Ally X ?

Elle utilise la même puce AMD Ryzen Z2 Extreme. Les améliorations concernent surtout l’écran, le confort de prise en main et l’interface, plutôt qu’un saut majeur de puissance.