ROG Xbox Ally X20 : notre test complet de la console portable premium d’Asus

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Vous cherchez une console portable capable de faire tourner votre bibliothèque PC sans sacrifier le confort d’une Xbox ? La ROG Xbox Ally X20 promet de répondre à cette attente avec un écran OLED antireflet, des commandes revues et une coque au design distinctif. Dans ce test complet, j’examine ce que cette console gaming premium apporte vraiment face à la ROG Xbox Ally X, et si ses améliorations justifient un prix de lancement proche de 1 400 euros.

Le pari d’Asus est clair : améliorer l’expérience de jeu vidéo portable sans renouveler la plateforme technique. La puce AMD, la mémoire vive, le stockage et la batterie restent donc identiques à ceux du modèle précédent. L’écran portable OLED et les nouveaux sticks changent agréablement l’usage, mais les performances gaming progressent à peine et l’autonomie demeure limitée. Reste une question très concrète : faut-il payer plusieurs centaines d’euros de plus pour ces améliorations ?

Prix et fiche technique de la ROG Xbox Ally X20

La ROG Xbox Ally X20 est proposée au prix conseillé de 1 399,99 euros. C’est environ 500 euros de plus que le tarif de lancement indiqué pour la ROG Xbox Ally X, alors que les principaux composants restent les mêmes. Asus met en avant l’écran OLED, le nouveau design et les commandes améliorées, mais le montant demandé la place dans une catégorie particulièrement exigeante.

Pour situer cette hausse, j’ai résumé les évolutions et les éléments conservés face à la génération précédente. La fiche technique révèle une mise à jour ciblée plutôt qu’un renouvellement complet.

Caractéristique ROG Xbox Ally X ROG Xbox Ally X20
Écran LCD IPS, 7 pouces, Full HD, 120 Hz OLED, 7,4 pouces, Full HD, 120 Hz
Processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme AMD Ryzen AI Z2 Extreme
Mémoire vive 24 Go LPDDR5X-8000 24 Go LPDDR5X-8000
Stockage SSD M.2 2280 de 1 To SSD M.2 2280 de 1 To
Batterie 80 Wh 80 Wh
Poids 715 g 756 g
Système Windows 11 avec interface Xbox Windows 11 avec interface Xbox

La console est livrée avec un support, mais sans chargeur. Asus propose aussi un pack avec des lunettes de réalité augmentée XReal, affiché à 2 500 euros. Ce tarif me paraît difficile à défendre : les lunettes apportent une expérience originale, mais elles ne transforment pas la console en appareil plus puissant ou plus autonome.

Le marché laisse plusieurs options moins coûteuses : l’ancienne Ally X, le Steam Deck OLED ou la Switch 2, selon les jeux et les habitudes de chacun. Pour suivre les informations sur le lancement, vous pouvez consulter cet article sur l’arrivée de la ROG Xbox Ally X20 sans les lunettes XReal.

Design et commandes : une prise en main convaincante

La silhouette reste proche de celle de la ROG Xbox Ally X : grand écran central, haut-parleurs frontaux et poignées épaisses inspirées d’une manette Xbox. La nouvelle version est un peu plus large et pèse 756 grammes, soit 41 grammes de plus que son aînée. En main, le revêtement texturé à l’arrière aide à garder une prise ferme, même pendant une partie nerveuse.

J’ai trouvé les commandes plus intéressantes que le simple changement de coque. Les sticks analogiques utilisent désormais des capteurs TMR, conçus pour limiter le risque de drift, tandis que la croix directionnelle peut passer d’une configuration à quatre directions à une disposition à huit directions. Les gâchettes ont également une course plus profonde, ce qui convient bien aux jeux de tir et de course.

Une édition anniversaire qui soigne son apparence

La coque semi-transparente laisse apparaître certains éléments internes, avec des touches dorées autour des sticks et sur plusieurs détails du châssis. C’est une identité visuelle marquée, qui ne plaira pas forcément à tout le monde. À mes yeux, elle fonctionne mieux en vrai qu’en photo, mais elle ne rend pas l’appareil plus pratique au quotidien.

La connectique est généreuse : deux ports USB-C, dont un USB 4, un lecteur microSD Express et une prise casque de 3,5 mm. Le bouton d’alimentation intègre un lecteur d’empreintes, et les deux ports USB-C prennent en charge la recharge Power Delivery 3.0 ainsi que la sortie vidéo DisplayPort 2.1.

Écran OLED : le vrai changement de cette console portable

L’écran passe de 7 à 7,4 pouces et adopte une dalle OLED Full HD à 120 Hz. Le gain est immédiatement visible dans les jeux aux scènes sombres : les noirs sont plus profonds, le contraste plus fort et les couleurs mieux séparées. La résolution ne change pas, ce qui évite de demander davantage à la puce graphique pour afficher les jeux.

La luminosité annoncée atteint 600 nits en SDR et 1 400 nits en HDR. Lors de nos mesures, le maximum en SDR s’établit à 632 nits. Le traitement antireflet du verre Gorilla Glass Victus réduit les reflets sans les supprimer totalement. C’est utile près d’une fenêtre ou en extérieur, même si une forte lumière directe reste difficile à gérer.

Une image précise, sans course inutile à la résolution

La dalle prend en charge le VRR et AMD FreeSync Premium Pro, avec un taux de rafraîchissement maximal de 120 Hz. La colorimétrie est bien réglée en mode standard, avec un delta E moyen mesuré à 2,1. L’écran est aussi certifié Pantone et compatible Dolby Vision pour les contenus pris en charge.

La définition Full HD sur une surface légèrement plus grande réduit la densité de pixels par rapport à l’ancien modèle. En pratique, je ne l’ai pas trouvée gênante à distance de jeu normale. Augmenter la résolution aurait pu diminuer les performances et l’autonomie, sans apporter un bénéfice évident sur un écran de cette taille.

Les lunettes XReal, un accessoire spectaculaire mais coûteux

Les lunettes ROG XReal X1 déportent l’image vers deux écrans micro-LED et donnent l’impression de regarder un grand écran virtuel. L’effet est immersif, et l’affichage peut rester fixe dans l’espace ou suivre les mouvements de la tête. Je trouve l’idée séduisante pour jouer dans un espace restreint, mais les branches serrées deviennent inconfortables lors de longues sessions.

Elles doivent aussi rester reliées par USB-C à la console ou à un boîtier externe. Surtout, le pack à 2 500 euros est particulièrement difficile à recommander : les lunettes XReal One vendues séparément et la console reviennent moins cher. Pour les détails sur le tarif, voici un point consacré à l’arrivée de l’écran OLED et à son coût.

Performances gaming : une évolution surtout visuelle

La X20 reprend le processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme, les 24 Go de mémoire vive et le stockage SSD de 1 To. Elle ne délivre donc pas de bond notable en performances gaming face à la ROG Xbox Ally X. Les optimisations de Windows, des pilotes et de l’interface Xbox peuvent apporter de petites différences, mais elles ne changent pas la catégorie de jeux accessibles ni le niveau de réglages à privilégier.

Trois profils permettent d’arbitrer entre consommation et puissance : économique, performance et turbo. Le mode performance offre souvent le compromis le plus convaincant. Dans les jeux exigeants, il faut parfois baisser certains réglages graphiques pour conserver une animation régulière. Les ralentissements existent, mais ils restent généralement acceptables une fois les paramètres ajustés.

Le confort de jeu dépend encore des réglages

Les ventilateurs se déclenchent assez tôt et deviennent plus audibles en mode turbo. La chaleur se concentre près des sorties d’air, tandis que les poignées restent plus agréables à tenir. Les chargements peuvent aussi sembler longs face à certaines consoles, et des saccades apparaissent dans quelques titres.

Je me suis surpris à préférer un profil équilibré au mode maximal : le bruit baisse, la batterie tient un peu mieux et le jeu reste agréable. C’est un arbitrage révélateur de la machine. La X20 est performante pour son format, mais son écran OLED ne masque pas les limites de la plateforme conservée.

Le Microsoft Store signale les jeux qui ne sont pas adaptés aux appareils portables de type ROG Ally, ce qui évite quelques mauvaises surprises. Pour une analyse indépendante de la génération précédente, cet examen des performances de la ROG Xbox Ally X aide à comprendre pourquoi la X20 ne bouleverse pas la donne.

Autonomie et recharge : le compromis reste visible

La batterie conserve une capacité de 80 Wh, déjà élevée pour une console portable. Cela ne suffit pourtant pas à garantir de longues sessions loin d’une prise : l’autonomie varie d’environ deux à cinq heures selon le jeu, la luminosité et le profil de puissance. Un jeu en 2D peu exigeant peut approcher quatre heures, tandis qu’un titre gourmand vide la batterie bien plus vite.

L’écran OLED peut consommer moins qu’un LCD dans certaines conditions, mais cet avantage ne transforme pas la X20 en marathonienne. Pendant une session, j’ai vite pris l’habitude de réduire la luminosité et de choisir le profil performance plutôt que turbo. Ce sont des gestes simples, mais ils rappellent qu’il faut encore gérer l’énergie au lieu de simplement jouer.

Recharge rapide, chargeur absent

La puissance de recharge progresse légèrement, de 65 à 68 W. Avec un chargeur USB-C compatible d’une puissance de 60 à 80 W, une recharge complète prend autour d’une heure et demie. Asus ne fournit toutefois pas le bloc secteur, ce qui ajoute une dépense potentielle pour les personnes qui n’en possèdent pas déjà un adapté.

Windows propose une option de contournement de charge, utile pour jouer longtemps en restant branché sans maintenir la batterie constamment à pleine charge. Sous les 5 %, la console passe en veille prolongée et met la partie en pause. C’est une sécurité appréciable, mais elle ne remplace pas une meilleure autonomie.

Windows 11 et expérience Xbox : pratique, avec des accrocs

L’interface Xbox permet de lancer des jeux à la manette et rend l’usage plus naturel qu’un ordinateur classique. Les menus Armoury Crate d’Asus sont également adaptés aux contrôles de la console. Pour les jeux installés et reconnus, l’expérience Xbox est donc assez fluide, sans devoir manipuler constamment un clavier ou une souris.

La console reste cependant un PC sous Windows 11. Le bureau et certaines applications ne sont pas conçus pour être pilotés avec des sticks, et l’écran tactile devient alors indispensable. J’ai trouvé la gestion de fichiers particulièrement laborieuse : sélectionner plusieurs éléments ou les déplacer demande une patience que l’on n’attend pas d’une machine pensée pour jouer partout.

Une vraie liberté de bibliothèque, au prix d’une interface hybride

Steam est installé et accessible, et Windows permet aussi d’ajouter des logiciels absents des boutiques habituelles, notamment certains émulateurs téléchargés depuis leur site officiel. Cette souplesse est l’un des meilleurs arguments de la X20. En contrepartie, les interfaces ne réagissent pas toutes aussi bien à la manette, et une connexion internet est parfois nécessaire au premier lancement d’un jeu.

Lors de mon premier passage entre l’interface Xbox et le bureau Windows, j’ai surtout constaté que la promesse de simplicité s’arrête là où les menus PC reprennent la main. Un joueur habitué à Windows s’y retrouvera vite ; une personne qui vient d’une console traditionnelle devra accepter une période d’adaptation.

Audio et connectique : une base solide pour jouer

Les deux haut-parleurs frontaux projettent le son vers le joueur sans que les mains ne les masquent. Leur puissance est appréciable, et une faible part de la jauge suffit déjà dans une pièce calme. Le rendu manque toutefois de profondeur dans les basses, ce qui rend la signature sonore un peu plate dans les scènes musicales ou spectaculaires.

Pour une immersion plus convaincante, la prise casque filaire de 3,5 mm limite la latence. Le Bluetooth 5.4 prend en charge les codecs AAC et SBC, ainsi que LE Audio et LC3 sur les accessoires compatibles. Le Dolby Audio complète la prise en charge Dolby Vision, mais un casque reste le meilleur choix pour profiter pleinement d’une bande-son riche.

Développement et positionnement : une mise à jour ciblée d’Asus

La ROG Xbox Ally X20 est un appareil conçu par Asus, dans sa gamme Republic of Gamers, avec une interface Xbox développée autour de Windows 11 par Microsoft. Elle s’inscrit dans la continuité de la ROG Xbox Ally X lancée l’année précédente. Le travail de cette édition anniversaire porte principalement sur l’écran, l’ergonomie, les sticks et l’apparence, sans nouvelle plateforme matérielle.

Le partenariat associe ainsi le savoir-faire matériel d’Asus, l’environnement logiciel de Microsoft et la puce AMD Ryzen AI Z2 Extreme. Les informations communiquées ne détaillent pas les équipes, le lieu précis ni le calendrier interne de conception. Il est donc plus juste de parler d’une évolution de produit issue de cette collaboration que d’un nouveau développement intégral.

Chiffres de vente : ce qui est officiellement connu

Asus n’a pas communiqué de chiffre officiel de ventes pour la ROG Xbox Ally X20 dans les informations disponibles ici. Le prix public conseillé de 1 399,99 euros est un tarif commercial, pas un indicateur du nombre d’unités écoulées. Il serait donc trompeur de présenter une estimation comme un bilan officiel.

La même prudence s’impose pour la ROG Xbox Ally X : aucun volume de ventes officiel n’est fourni dans les données de cet article. En revanche, son prix évoqué autour de 1 000 euros et la hausse récente signalée permettent de mesurer l’évolution du positionnement, pas son succès commercial. Pour un appareil aussi spécialisé, je préfère distinguer clairement prix, disponibilité et ventes réelles.

Verdict : une excellente console portable, trop chère pour sa mise à jour

La ROG Xbox Ally X20 réussit là où l’expérience quotidienne compte : son écran OLED est superbe, les commandes sont mieux pensées et la prise en main reste confortable malgré le poids. Elle offre une bibliothèque de jeux PC très vaste et une interface Xbox plus accessible que le bureau Windows. Pour qui cherche une console portable premium sous Windows, c’est une proposition complète.

Mais le tarif de 1 399,99 euros change le jugement. La puce, la mémoire, le stockage et la batterie sont conservés, tandis que les gains se concentrent sur l’écran et l’ergonomie. À ce prix, j’attendais une avancée plus nette en performances ou en autonomie. La X20 est une belle machine, mais la ROG Xbox Ally X reste plus rationnelle si l’écart de prix est important.

Mon avis tient en une phrase : Asus signe un très bon écran portable et une expérience Xbox convaincante, mais les performances gaming inchangées et l’autonomie limitée empêchent cette console gaming premium de s’imposer comme le meilleur achat pour tous les amateurs de jeu vidéo portable.

Quel est le prix de la ROG Xbox Ally X20 ?

Son prix public conseillé est de 1 399,99 euros. Le pack comprenant les lunettes XReal est annoncé à 2 500 euros.

La ROG Xbox Ally X20 est-elle plus puissante que la ROG Xbox Ally X ?

Non, les deux modèles utilisent le même processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme, 24 Go de mémoire vive et un SSD de 1 To. Les différences portent surtout sur l’écran, les commandes et le design.

Quelle autonomie peut-on attendre de la console ?

Elle varie généralement de deux à cinq heures selon le jeu et les réglages. Les titres peu exigeants peuvent approcher quatre heures, tandis que les jeux gourmands réduisent nettement cette durée.

La ROG Xbox Ally X20 est-elle adaptée aux débutants sur PC ?

L’interface Xbox facilite le lancement des jeux à la manette, mais Windows 11 reste moins pratique au tactile et aux sticks. Une courte période d’adaptation est à prévoir pour les personnes qui viennent d’une console classique.