Les Lapins Crétins TV Show – Le test Wii

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Intro :

Tout d’abord merci à l’équipe d’all-nintendo et à Spline le « chef » de notre super site pour ce cadeau formidable qui n’est autre que le troisième épisode des Lapins Crétins : Rayman Prod’ présente : The Lapins Crétins Show.

Ubisoft a trouvé un filon, et il serait bien dommage qu’il ne l’exploite pas jusqu’au bout. Les Lapins Crétins, ce sont ces créatures toutes plus bêtes les unes que les autres qui tentent d’éliminer Rayman, et qui ont même réussi à lui piquer sa place dans son propre jeu.
En effet, le troisième épisode des Lapins Crétins fait une fois de plus la part belle aux élucubrations des animaux aux grandes oreilles. Surf sur gnou, snowboard dans l’espace ou encore danse ridicule sont au programme.

Si Ubisoft mise beaucoup sur la version Wii, compatible avec la Wii Balance Board, l’opus DS n’est pas en reste.

Le test :

Jamais les lapins d’Ubisoft n’auront mieux mérité le qualificatif de «crétins». Et jamais vous n’aurez autant rit en jouant à un jeu vidéo. Au bout de trois ans, on pourrait craindre que le genre ne devienne répétitif. Après tout, les party-games se suivent et se ressemblent tous. Eh non. Même en reprenant de vieilles recettes, Ubisoft arrive encore à surprendre. Il y ajoute de nouvelles idées loufoques qui font de ce titre le meilleur de la série. Seuls les fans de Rayman seront déçus. Le personnage fétiche de Michel Ancel est réduit à faire de la figuration dans la cinématique de départ et dans quelques-unes du mode solo (pour symboliser le passage d’une journée à l’autre).

Il sert juste de prétexte pour lancer l’histoire. Poursuivi par une bande de lapins un jour d’orage, il se réfugie dans une masure et allume la télévision. Las, un éclair mal placé téléporte les lapins à l’intérieur du poste, et leur permet de prendre le contrôle des programmes. Résultat ? Des émissions à côté desquelles Secret Story, Yo Mama ou La Nouvelle Star sont des programmes à fort contenu intellectuel.
C’est ici que les joueurs interviennent. En mode solo, il faut arriver au bout de la grille des programmes de la semaine en participant et en gagnant au moins 10000 points par tranche horaire. En mode multijoueurs, il faudra arriver au bout d’une, deux ou plusieurs journées et devenir la Superstar des Lapins Crétins. Comme dans le deuxième titre, arriver au bout du mode solo n’est plus du tout obligatoire pour jouer à plusieurs. Dès la première utilisation, tous les mini-jeux (75 au total en comptant publicités et autres intermèdes) sont disponibles directement dans le mode multijoueurs.

Une descente à gnou vous tente ? Calez vos fesses sur la Wii Balance Board et swinguez rapidement pour ne pas faire de sortie de piste !
Rien de neuf ? Bien sûr que si. Profitant du succès de la Wii Fit, les Lapins ont détourné la Wii Balance Board à leur profit. Et si, à quelques exercices près (principalement l’Extrême Fitness et la Danse Académie), cette balance s’utilise assis, le résultat est plutôt sportif. Au programme des festivités : descente de piste à dos de gnou avec des éléments de saut artistique, destruction d’une ville entière à coup de feu radioactif ou course de moto monocycle. Heureusement, comme concrètement, il est quasiment impossible d’aligner quatre Balance Board dans un salon et que jouer au tour par tour casse un peu l’ambiance (malgré l’option sabotage pour ceux qui attendent), l’ensemble des jeux peut se contenter d’un duo Nunchuk/Wiimote.

Autre nouveauté, de nouvelles mascottes accompagnent les Lapins crétins dans leurs aventures. Le gnou sert de planche de surf sur la chaîne de sport extrême, mais il sert aussi d’acolyte pour Frackass (dans le rôle de Steve-O ou de Johnny Knoxville ?) ou remplace Chewbacca dans la parodie de Star Wars. Personnellement j’ai un gros faible pour Raoul, veau de mer amateur de steak à point qui fait également de la figuration dans les écrans publicitaires ou s’invite dans le décor des émissions et films. En effet, pour coller au plus près aux grilles de programmes télévisés, The Lapins Crétins Show intercale publicités et autres intermèdes entre et au cœur de ses émissions/mini-jeux. Ceux-ci, 25 au total, ne rapportent pas directement des points. Ils accordent un avantage au gagnant. En cours de jeu, il prend la forme d’un bonus de vitesse ou d’un obstacle pour l’adversaire, voire d’un méga-steak pour Raoul. Entre deux jeux, il détermine qui prendra la main pour l’épreuve suivante.

Tout n’est pas original dans ce titre loin de là. Comme dans la version précédente, il y a des épreuves de karaoké ou de tir au lapin. Elles ont juste été relookées. Dans le tir, il ne faut pas shooter sur tous les lapins à l’écran, mais seulement sur ceux qui n’ont pas leur place dans le film (Après des lapins crétins on doit tirer sur des lapins poulet tout va au mieux dans la tête des créateurs j’ai envi de dire). Assez corsé en mode solo, et carrément impossible en mode multijoueurs à moins d’y jouer avec ses partenaires de CounterStrike habitués à travailler en escadron.

Le karaoké est similaire à l’opus précédent, en un peu plus difficile. Les instruments et surtout les musiques à rejouer ont changé. Aux cotés de standards comme «Another one bites the dust», on peut s’essayer à massacrer Amy Winehouse ou Britney Spears, y compris à coup de klaxon.

Au final, rien n’est à jeter dans ce jeu. Les fans des Lapins crétins l’adoreront même en mode solo. Ne serait-ce que pour découvrir les trésors d’humour des Lapins qui oscillent entre le graveleux, le carrément loufoque ou le second degré truffé de références à la culture TV. Et les autres ? Pour une partie des tests en mode multijoueurs, j’ai demandé l’assistance de ma sœur qui n’avait pas franchement aimé les deux versions précédentes. Ce coup-ci, elle a adorée et en redemande. Il faut croire que dans la catégorie party-games, The Lapins Crétins Show est le jeu de cette fin d’année.

Note 17/20

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